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AaRON – Birds in the Storm et sa pochette « poésie du quotidien »

La pochette du second album d’AaRON, Birds in the Storm, sorti aujourd’hui, est une photographie de Jasper Juinen, photographe de sport et de divers reportages pour l’agence de presse américaine Associated Press (AP).


Elle a été prise le 16 janvier 2008 dans le village de San Bartolome de Pinares, en Espagne, lors du rituel annuel précédent la fête de Saint Anton, le saint patron des animaux.

Simon Buret, le chanteur du groupe, précise que « ce n’est pas un montage » et explique pourquoi il a choisit cette photographie dans cette interview : « on voulait une espèce de réalité onirique, une poésie du quotidien. Un jour, je suis tombé sur un reportage au sujet d’un festival dans un petit village où ils construisent un feu par-dessus lequel ils font passer leurs animaux pour les protéger du mauvais œil et des maladies toute l’année. Et j’ai trouvé intéressante cette idée de chevaucher son animal pour ne faire plus qu’un avec et de passer à travers le feu. Ce feu qui d’ailleurs est porteur de plein de métaphores. »

AaRON est donc tombé sur cette photo et a contacté le photographe. « Ca correspondait tellement à ce qu’on cherchait (…) on a trouvé ce qu’on voulait et on l’a intégré. »
Le résultat est bluffant :


« Cette poésie du quotidien, c’est quelque chose qu’on a tendance à zapper alors que c’est tellement important. C’est vrai qu’il y a nombre de choses qui nous entourent et qui, si elles sont prises sous un angle de vue différent, peuvent nous parler,
conclut Simon. On est très content de cette pochette parce qu’elle nous représente. Elle caractérise symboliquement ce qu’on a vécu avec ce deuxième album. J’en suis fasciné. Tout comme le titre de l’album, c’est très lisible pour moi : cette extrême fragilité avec cette liberté dans la tempête. »

Olivier Coursier (g.) et Simon Buret sont en tournée
dans toute la France à partir du 21 octobre prochain.
Dates et infos sur le site du groupe :
www.aaronwebsite.com.

■ À peine écouté cet album donc pas de critique pour l’instant. Je constate juste une chose sur les dernières sorties CD, les plus belles chansons sont souvent dans les versions limitées/collector de l’album (comme c’est le cas ici pour Passengers et Embers), comme c’était aussi le cas la semaine dernière pour Raphaël (avec Dépression n°7 et La Fée, en bonus sur l’édition spéciale de son Pacific 231) et comme c’est également le cas pour tant d’autres…

Vicky Cristina Barcelona

Le nouveau Woody Allen, fraîchement débarqué en DVD depuis le 8 avril, partage les critiques et les spectateurs. Là où certains y voient une fable légère mais cruelle sur l’amour, et particulièrement sur un triangle relationnel composé de deux filles (Scarlett Johansson et Rebecca Hall) et d’un garçon (Javier Bardem), puis du même garçon mais d’une autre fille (Penélope Cruz qui rejoint Scarlett). D’autres perçoivent surtout une amère comédie qui peine à faire sourire, basée sur des personnages caricaturaux et qui ennuie fortement.

Dès le départ, le parti pris de narrer le film avec une voix off semble foireux, car exagéré, car se voulant acidement drôle. Mais ça ne marche pas. Ce narrateur, nous explique donc la situation : deux copines, Vicky et Cristina, dans une ville : Barcelone. La belle ville carte postale de cette Espagne rêvée où tout est magnifiée. Ces deux filles croisent un mâle : Juan Antonio. Et là c’est le drame.

La platitude règne en maître…

À partir de là, l’insupportable voix du narrateur continue son jeu. La très fidèle-mais-dans-le-doute Vicky (Rebecca Hall, faible charisme écrasée par ses collègues), bientôt fiancée, met en garde sa copine blonde Cristina qui-veut-profiter-de-la-vie-et-du-sexe (Scarlett Johansson, tête à claque), qui s’éprend rapidement de Juan Antonio, peintre rêveur (Javier Bardem, prestation hônnete). Les aventures du trio s’enchaînent sans réelles grandes surprises…

Et nous, on ne comprend toujours pas si le film a démarré ou pas. Il faudra attendre longtemps avant d’avoir un petit quelque chose d’intéressant à voir, c’est à dire Pénélope Cruz, qui vient réhausser un peu le niveau et faire oublier la platitude qui régnait en maître jusqu’ici. Sa nomination aux Oscars se justifie, son obtention un peu moins…

Mais ça ne suffit pas. Car Vicky Christina Barcelona reste bancal, les dialogues ne font pas mouches, en dépit de leur incroyable non crédibilité. Les situations amoureuses n’atteignent pas le spectateur non plus, chaque femme est le stéréotype d’un sentiment (jalouse/énervée, perdue/insatisfaite, naïve/amoureuse). Cette idée, pas forcément mauvaise, aurait pu donné naissance à une comédie beaucoup moins prévisible, plus crédible et plus intéressante. Raté ! On ne comprend pas très bien où veut en venir le metteur en scène, qui nous avait tellement habitué à mieux. On n’arrive pas à rire de tout celà, même si on sait que c’est le but…

L’histoire caricaturale ne surprend pas, lasse et agace.

Woody Allen nous berce de clichés, semblant vouloir nous dire quelque chose, nous faire tirer une leçon de sa farce légère, mais rien  n’y fait. Pas d’intrigue générale, pas de mise en scène transcendante, pas de dialogues intéressants ou crédibles…

Malgré un casting 4 étoiles et des actrices superbes (surtout par leur plastique), l’histoire caricaturale de Vicky Christina Barcelona ne surprend pas, lasse et agace.

(mais la scène avec les deux actrices qui…

…doit être vue ! (et si c’était ça l’intérêt du film ?))

À propos de cette critique : Elle est toute fraîche, toute récente, rédigée pour mon blog cinéma, sur lequel vous pouvez également lire la critique inverse de la mienne, c’est à dire positive, par Mathieu Stosse. Le film est donc sorti au cinéma il y a à peu près six mois, ça ne m’avait guère emballer. J’avais juste marqué « Actrices superbes, photos jolies, mais histoire caricaturale pas crédibles, pas drôle… Bof bof, on s’ennuie, raté Woody ! ». J’ai essayé de développer un peu tout ça, en effet les actrices sont superbes, mais surtout grâce à leur beauté, il est vrai que la photographie du film est jolie, les paysages, les couleurs etc… Mais malheureusement ça sonne faux. Pour le reste c’est la même conclusion. Je connais peu le cinéma de Woody Allen, mais les rares films que j’ai vu de lui m’avait tous emballé. Et devant l’engouement des premières critiques presse pour Vicky Cristina Barcelona, je m’attendais vraiment à quelque chose de mieux, c’est raté, tant pis, la prochaine fois peut-être.