Paroles chanson inédite Indochine zénith Paris [Paradize + 10, 1 et 2 février 2012]

Le groupe de Nicola Sirkis s’est produit deux soirs de suite au zénith de Paris, deux concerts complets durant lesquels Indochine a joué l’intégralité de son album Paradize, sorti il y a 10 ans et qui avait signé la renaissance du groupe. Cet opus ressort le 13 février prochain dans une version remastérisée agrémenté de nombreux bonus. L’occasion pour Indochine de fêter ça avec deux shows exceptionnels. La chanson inédite Kill Nicola a été joué les deux soirs de suite, la voici en qualité audio correcte ainsi que les paroles.

Kill Nicola

Lalalala

Comme un cowboy
Dans les montagnes
Je reste seul
D’un monde sauvage

Comme un faux-pas
J’ai fait l’enfer
Aux bonnes manières
À cause de moi

Refrain/
J’attendrai la nuit
Avec des jours meilleurs
J’attendrai la vie
À nous retrouver

Je savais ainsi
Que j’étais aux malheurs
Je savais ainsi
Qu’il fallait…

Lalalala

Comme un cowboy
Je n’ai pas peur
En éclaireur
D’aller là-bas

Refrain/
J’attendrai la nuit
Avec des jours meilleurs
J’attendrai la vie
À nous retrouver

Je savais ainsi
Que j’étais aux malheurs
Je savais ainsi
Qu’il fallait…

Lalalala

À quel été, j’étais juste derrière toi ?
À quel été, souviens-toi…
À quel été, toi ne m’abandonne pas
À quel été, quel été…

Qui vivra ? (ou Kill me (now) / Give me )

Lalalala

Vous pouvez lire un compte-rendu des deux concerts avec plusieurs photo sur le site Ça Dépend Des Jours, pour lequel je suis devenu un rédacteur régulier. Voici également les set-list des concerts.

Paradize
Like a Monster
Electrastar
Marilyn
Punker
Le Manoir
Comateen
J’ai demandé à la lune
Le Grand Secret
Dark
La Nuit des Fées
Dunkerque
Mao Boy !

Le Doigt sur ton étoile
Popstitute

Kissing My Song
Little Dolls/
Le Lac*
Kill Nicola
Alice & June
Trois nuits par semaine
Glory Hole

Un Singe en Hiver (Nicola seul)

Miss Paramount*
Pink Water*

* uniquement le second soir

Et pour finir le clip officiel d’Un Singe en Hiver enregistré lors de ces concerts, j’ai l’honneur d’apparaître dedans !

The Artist : lorsqu’un film muet fait plus rêver qu’un parlant.

Le projet s’avérait délicat, casse-gueule, courageux, fou : un film muet, en noir et blanc et français qui plus est ! Pourtant, The Artist s’avère l’un des meilleurs films de ces derniers mois, grâce au talent de Michel Hazanivicius, réalisateur des deux OSS – 117 avec Jean Dujardin, que l’on retrouve ici au sommet de son art -récompensé par le prix d’interprétation masculine au dernier Festival de Cannes- et Bérénice Béjo, qui mérite tout autant un prix.

Hommage au 7ème art des années 1920, The Artist raconte l’histoire d’amour entre George Valentin (Dujardin), vedette de cinéma muet, et Peppy Miller (Béjo), jeune figurante qui va devenir une véritable star du cinéma parlant, concept auquel George refuse de participer. C’est grâce à lui qu’elle débute dans le milieu, c’est pendant son ascension qu’il sombre dans l’oubli…

Si le pitch de départ n’est pas forcément très alléchant, le film jouit d’une solide réputation, à commencer par son triomphe au Festival de Cannes et l’ensemble des critiques élogieuses qui ont suivies. Celle-ci ne fait qu’ajouter sa pierre à l’édifice. The Artist offre, paradoxalement, un « nouveau » cinéma. Amateur ou non de film muet, on (re)découvre un long-métrage où la mise en scène et où le jeu des acteurs sont encore plus primordiales. La musique envoûte chaque séquence, on sourit souvent, on a les larmes aux yeux, puis on sourit de nouveau, puis un pincement au cœur se ressent ; un enchaînement d’émotions en continu. C’est rare, c’est envoûtant.

Le duo français Dujardin/Béjo fait mouche, le reste du casting -américain- vient sublimer le récit : John Goodman (Barton Fink, The Big Lebowsky), producteur grognon, drôle ; James Cromwell (Larry Flint, Six Feet Under) en chauffeur/domestique de Georges, très attachant, comme toujours et même Malcom McDowell (Orange Mécanique) fait une courte apparition.

Tourné « évidemment sans prise de son », le réalisateur reconnaît un « pari risqué parti d’une idée un peu folle ». Mais un concept qui a immédiatement séduit Thomas Langmann, fils de Claude Berri, déjà producteur de films français à grand budget, tels Astérix aux Jeux Olympiques, mais surtout le diptyque sur Mesrine. « Je n’ai eu aucun doute, j’ai tout de suite voulu financer ce film, j’ai adoré son histoire, j’avais confiance en Michel », assure le jeune homme, heureux de voir son film salué par le public et la critique.

Jean Dujardin révèle à nouveau son immense talent : il joue de différentes façon dans The Artist, son rôle de George Valentin, mais aussi son rôle de « Georges Valentin acteur », une mise en abîme subtile, dont on perçoit toute la différence à l’écran : « il n’y a pas de secrets, je ne me rends pas compte de cette différence de jeux, je suivais surtout les directives de Michel ! »

Les acteurs avaient un texte,  pour qu’on puisse lire sur leurs lèvres les principaux dialogues, pour le reste ils étaient libres, « John Goodman improvisait énormément par exemple ! », explique le réalisateur. Dujardin reconnaît qu’il a eu « l’honneur de jouer avec des pointures américaines, mais qu’au final il n’était pas si impressionné que ça : chacun faisait son boulot, dans une bonne ambiance, c’était fantastique ! »

The Artist est une œuvre originale, touchante mais qui n’est pas réservée à un public cinéphile. Le « grand public » peut y trouver son compte, s’il accepte de partir dans cette aventure humaine, historiquement riche dans l’histoire du cinéma. Cette transition de l’époque du muet au parlant, la même que vivront Chaplin et Keaton, cette période qui changera le monde du septième art à tout jamais.

Et pourquoi pas une projection avec un orchestre dans la salle ? Comme dans les années 20′ justement ! « Si le film marche, si le succès est là, alors pourquoi pas vers la fin de l’exploitation, en guise de remerciements… » conclut le metteur en scène.

* propos recueillis lors de l’avant-première exclusive organisée par allociné.

Premières critiques !

« Style aéré et formules chocs, avec une emprise sur le réel actuel assez manifeste (…) ce livre plaira à un lectorat avide de récits décalés, de tension et d’émotions à fleur de peau. »

Ça Dépend Des Jours

« Thomas Suinot sait créer un univers noir, assez glauque presque malsain à la manière d’un Millenium (trilogie de Stieg Larsson) mais que l’on a quand même envie de connaître et dans lequel on s’immerge rapidement. »

Artezia