Bold Magazine m’a suivi au festival Cabaret Vert, pour les concerts d’Indochine et M83, le 25 août 2016

 

Bold Magazine

Tiré à 20.200 exemplaires au Luxembourg, Bold Magazine est un bimensuel gratuit traitant de la culture, avec un attrait pour la musique et les concerts. La version web du Bold m’a suivi tout le long de ma journée au Cabaret Vert, à Charleville-Mézières. Deux de mes photos ont également été utilisées pour illustrer l’article. Cliquez ici ou sur le logo pour découvrir l’article !

Thomas Suinot Cabaret Vert Indochine

Photo ci-dessus : Raphaël Ferber /// c’est de l’eau sur le tee-shirt, pas de la sueur ! ;-)

Photos ci-dessous : Thomas Suinot

cabaret vert indochine 2016

indochine cabaret vert 2016

C’était jeudi lors du premier jour du Cabaret Vert, à Charleville-Mézières, l’un des derniers festivals de la saison d’été qui devrait encore monter en température ce week-end. On a passé toute la soirée et un bout de la nuit avec Thomas, venu voir Indochine et M83. Il nous raconte son expérience.

Deux jours avant l’ouverture du Cabaret Vert, Thomas était encore en train de se la couler douce sur les plages de Croatie. De retour à Rambouillet, en banlieue parisienne, là où il vit, le garçon de 28 ans a eu à peine le temps d’enfiler son t-shirt flanqué de la croix d’Indochine sur le pec gauche pour prendre le train direction Charleville-Mézières et le festival des Ardennes. On pourrait dire qu’il ne compte plus les fois où il est allé voir « Indo » en concert. Mais en fait, si. Jeudi, il a admiré la prestation du groupe de Nicola Sirkis pour la… 38e fois. Et assisté à son 175e concert en dix ans, salles et festivals confondus. «C’était la seule date qu’il restait pour les voir cet été. Indochine est un de mes trois groupes préférés (avec Placebo et Sigur Rós) et ne jouait que dans sept festivals cet été» lâche-t-il d’emblée. «L’an passé, ils ont fait une mini tournée en Europe. J’étais allé les voir au Danemark, où j’étais en vacances. Ils ne devaient plus faire de scène avant la sortie de leur nouvel album, qui est prévu pour la fin de l’année ou début 2017. Mais suite aux attentats du 13 novembre, ils ont décidé de jouer ces quelques dates».

Thomas n’est plus assez barge pour camper sur place deux jours plus tôt et forcer les grilles du festival, avant de détaler comme un dératé pour réserver sa place au tout devant de la scène du Zanzibar. Avant le concert d’Indo à 22h30, il fait donc le tour des lieux, tranquille. «Heureusement, les organisateurs ont mis en place des bars à eau gratuits ! Il y a des bénévoles très cools un peu partout sur le site. L’architecture des stands en bois, les illuminations, les décors rappelant parfois la piraterie, les fausses fleurs géantes et les grandes lettres végétales qui forment le «Cabaret Vert», offrent un cadre très agréable. C’est un des points forts du festival.»

Mais on n’est pas venu pour se balader. 18h40, Damian Marley entre en scène dans la moiteur étouffante pour une heure de show. Thomas n’est pas fan, mais quand même curieux. «Il a su d’entrée de jeu apporter une très bonne ambiance. C’était sympa, il y avait globalement une entente chaleureuse entre festivaliers, tous pays confondus.» Près de deux heures plus tard, la belle découverte de la soirée avec le groupe américain The Brian Joneston Massacre qui, en dépit d’interactions assez limitées avec le public, a fait montre d’une présence qui nous a bien emballé. «Une amie m’avait conseillé ce groupe. J’étais persuadé qu’ils venaient d’Angleterre car leur musique sonnait très UK. Mis à part un membre complètement défoncé sur scène, c’était chouette et ça me donne envie de me pencher sur leur discographie.»

«Je ne les avais pas revus depuis seize mois, ça me manquait!»

Et puis, le moment tant attendu. Thomas nous l’avait confié quelques heures auparavant : «Je lâche totalement prise quand j’assiste à un concert d’Indochine. J’en ai besoin, c’est un bonheur de quelques heures difficilement explicable.» Il connaît la plupart des fans présents. Certain(e)s sont des potes. Nicola Sirkis déroule avec maîtrise et fait même un extra : il sera au final resté 1h45 sur la scène du Zanzibar, un quart d’heure de plus que prévu. «Putain de concert ! Putain de public ! Putain de festival !» a lâché le chanteur au micro. «Il fait ça très souvent» glisse Thomas, qui a kiffé, comme d’hab, d’autant plus qu’il s’agissait du dernier concert d’Indo avant la sortie du nouvel album. «Même en festival, le groupe fait un effort scénique non négligeable : projections de vidéos, confettis à gogo, ballons géants… Ils ont joué une set-list très énergique, sans temps mort. Je ne les avais pas revus depuis seize mois, ça me manquait ! C’est chaque fois un moment différent, une véritable bouffée d’énergie et de bonheur. Ça se vit à fond et j’adore ça !»

Quelques minutes sont nécessaires pour reprendre son souffle, avant l’arrivée du Frenchy de M83, que Thomas voulait voir pour la première fois. Ce concert, il l’a suivi à la cool, d’un peu plus loin. «Et je regrette de ne pas l’avoir vu sur sa précédente tournée» lâche t-il sur les coups de deux heures du mat’. «J’avais peur de tomber sur un seul mec derrière ses platines comme Kavinsky, mais il y a tout un vrai groupe, avec un son nettement plus rock que sur les albums studio électro. Midnight City a soulevé la foule encore très massive malgré l’heure tardive.» Couché à quatre heures du mat’ à presque 200 km de là, il n’a pas eu le temps de s’attarder dans l’Est de la France. Retour à Paris. Samedi, c’est Rock en Seine où se produit Sigur Rós. Souvenez-vous, un de ses trois groupes préférés. «Mais je ne les ai vus «que» trois fois car ils tournent peu en France. J’étais allé à Wembley tout seul en 2013 un peu sur un coup de tête. C’est un style différent, un moment d’évasion, une ambiance aérienne, à ne manquer sous aucun prétexte !»

Vu la volonté du garçon, on ne va pas le contredire.

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