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Main Square Festival d’Arras 2009 : Festival de Prix !

(Article écrit en février 2009.)

arras-2009

Le coût d’une place de concerts est-il trop exorbitant ? Ça fait longtemps que l’on est tenté de répondre oui. En moyenne 30 euros pour 1h30 de show, et au bas mot 50 dès que le groupe est internationalement connu (Radiohead, Muse…). Lors d’un festival c’est différent : on paie cher car on voit plusieurs artistes. Mais le problème qualité/prix n’est pas résolu pour autant. Prenez par exemple le « Main Square Festival », qui se déroule à Arras, dans le nord de la France, depuis 2004. Cette année, de prestigieux groupes s’afficheront pendant 4 jours : Coldplay, Placebo, Franz Ferdinand, ou encore les artistes Moby, Lenny Kravitz et Duffy. La programmation fait baver n’importe quel mélomane puisque différents genres musicaux se succèderont, du rock à l’électro, en passant par de la pop ou de la soul.

Alors oui, ces quatre jours vont sans doute être géniaux pour les quelque 30.000 festivaliers  attendus qui se déplaceront. Mais ce qui va être génial aussi, c’est la chute du compte en banque ! En effet, les places, mises en vente depuis le mardi 10 février, vont de 55 euros la journée à… 175 euros le pass 4 jours ! Trop cher ? Pas forcément selon le fan, pour qui chaque journée revient à un peu moins de 45 euros, sachant qu’il y a des petits groupes, plus indépendants, qui se produisent entre les têtes d’affiches. Peut-être, mais le déplacement ? Le logement ? Des campings sont mis en place, mais cela suffit-il vraiment à satisfaire le modeste budget alloué à un public majoritairement jeune ? Certainement pas.

Ils sont malins, les créateurs du festival, ils proposent des pass 3 ou 4 jours, les plus chers, mais pas de 2 jours consécutifs. Il y a donc soit le minimum syndical, une journée à 55 euros, soit le maximum, un pass 3 ou 4 jours, incluant donc 2 ou 3 nuits, à 125 euros minimum. Pour voir pendant une bonne heure une tête d’affiche, pendant quatre heures des groupes pas connus, bons ou pas, et attendre le reste du temps, serré comme des sardines, sentant bon la sueur, pour peu qu’il pleuve et que les concerts soient annulés, on sera ravi de ce festival. Ne soyons pas totalement mauvaise langue, la musique, cet art si merveilleux, procure sensations, frissons, émotions, et vaut le déplacement, des frais certes, mais à quel prix ? Quelle solution idéale permettrait de voir davantage de live moins cher ? L’arrêt du téléchargement gratuit ? Non, car mine de rien, ça fait de la promo à un groupe. Que quelqu’un trouve une idée et vite !

CONCERT-Main-Square-Festival-la-suite-de-la-programmation_portrait_w532

À propos de cet article : il s’agit donc d’un billet d’humeur (sans première personne du singulier), rédigé au moment de l’annonce de la mise en vente des billets. Il fait partie d’une série d’édito, billet d’humeur et chronique, que je devais écrire pour mon école de journalisme.

Pour l’anecdote, cette guerre des prix a continué en juin 2009 car le festival était à peine rempli, il y a eu une énorme baisse des prix places. Ceux qui ont acheté leur billet au prix fort (comme moi), n’ont pas eu de remise ou autre. Personnellement je m’en moque un peu, ça ne me dérange pas de payer 55 euros pour voir Placebo. Mais cette politique commerciale était tout de même scandaleuse. Le Monde en avait même fait un article.

Kill Hannah

Kill Hannah est un groupe originaire de Chicago et encore peu connu en France. Leur nom provient de l’ex du chanteur Mat Devine qui fonda Kill Hannah en 1994. Pendant presque 10 ans, le groupe pressera et sortira une soixantaine de morceaux démos regroupés sur des CD indé (une petite dizaine de CD quand même !). Parmi les plus connus, les compils Here are the Young Moderns et American Jet Set (1998 et 1999).

En 2003, le groupe sort For Never & Ever. Bouffée d’énergie rock, son obtus, mélodies trashes, cet album sera celui qui les fera connaître aux États-Unis et en Angleterre. Le single Kennedy sera utilisé dans quelques séries télé (Jack & Bobby, One Tree Hill et North Shore). D’autres chansons sont parues en single : From Now On et Unwanted. Mais chaque morceau de l’album aurait pu être choisi, tant le côté « singleïsable » est jouable sur l’ensemble de For Never & Ever. En particulier sur les plages qui ouvrent le disque : They can’t save us now et 10 more minutes with you.

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Unwanted


Mais il faudra attendre 2006 pour que la consécration s’agrandisse ! Leur nouvel album Until There’s Nothing Left Us contient le single qui les fera connaître jusqu’en Europe : Lips Like Morphine. Rock énergique, voix ambigüe, look emo-punk-goth, Kill Hannah fascine l’Europe. Romantisme noir, mélodies endiablées, chaque chanson du groupe est un cocktail explosif bandant. Souvent comparé à 30 seconds to Mars et HIM, Kill Hannah œuvre pourtant dans un style à part entière. Believer est le nouveau single du groupe, paradoxalement c’est la chanson Crazy Angel qui continue de faire monter l’ascension du groupe en dehors des États-Unis. Une version européenne d’Until There’s Nothing Left Us sort en France le 13 octobre prochain, quelques jours avant leur nouveau concert dans la capitale, le 22 octobre à La Boule Noire. Jusqu’ici, on devait importer les CD sur Internet pour se les procurer. Enfin, en 2007, le groupe sort Hope For The Hopeless, compil de démos et B-Sides dont Home et Paper Dolls seront mis en écoute sur le MySpace.

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=qW7G4tVwXOw&hl=fr&fs=1]
Lips Like Morphine


Le 11 avril 2008, Kill Hannah débarque en France au Cabaret Sauvage à Paris pour assurer le première partie d’Aiden. Événement grâce auquel le groupe jouit d’une petit entrée dans la presse musicale française. La communauté de fans français, adolescentes emo principalement, est présente pour voir en live le groupe. Le show est à la hauteur (voir photos ci-dessous), une douzaine de chansons, un public en chaleur, énergique, efficace, Kill Hannah continue ses concerts avec Aiden en Europe. Les salles sont petites, donc concert plus ou moins intimes, donc rencontres avec les membres après le show, de quoi ravir tous les fans. Depuis le buzz s’est encore accentuer en France grâce au bouche-à-oreille et à Internet, Kill Hannah sera donc de retour le 22 octobre à la Boule Noire ! L’aventure française du groupe ne fait que commencer…

■ À propos de cet article : Je l’ai écrit pour viparea.cc, en espérant faire découvrir ce groupe à quelques personnes. Malheureusement l’accueil était très… virulent ! La plupart n’ont pas aimé le style de musique, trop simple selon eux, et l’article digne d’un copié/collé de wikipédia. Bon tant pis ! Pour ma part je le trouve simple et clair, et quelques rares internautes ont tout de même apprécié, c’est le principal !

20th Century Boys – L’adaptation cinématographique du manga

Un manga culte a été adapté au cinéma

Le film 20th Century Boys est sorti le 14 janvier dans une poignée de salles françaises. Ce n’en est pas moins un événement pour les fans de BD japonaises. Ce film est l’adaptation du manga culte de Naoki Urasawa (Monster). Rien qu’au Japon, il s’est vendu à 3,7 millions d’exemplaires en 2008 !

« Ce manga bénéficie d’une excellente réputation en France. Il a gagné à Angoulême le prix de la meilleure série en 2007 », précise le producteur exécutif du film. Divisé en trois volets, il a coûté plus de 35 millions d’euros, un record au Japon. L’histoire est complexe. En 1969, le jeune Kenji s’amuse avec ses copains à inventer un scénario catastrophe sur l’avenir. 30 ans plus tard, l’un de ses camarades est retrouvé mort. Et une secte mystérieuse, dirigée par un certain Ami, annonce la fin du monde… « Beaucoup d’images du manga ont été insérées telles quelles dans le film, pour ne pas trahir les attentes des fans », indique l’interprète de Kenji. Un concept insolite qui, selon lui, a plu à l’auteur du manga.

Quel mythique groupe de rock a composé un morceau nommé 20th Century Boys ? T. Rex.

■ À propos de cet article : Il est paru dans l’actu d’aujourd’hui (mardi 27 janvier). J’ai repris les quelques citations de la fameuse conférence de presse au Louvre, en août 2008. Dommage que le manque de place est empêché de citer plus de personnages ! En tout cas, j’espère que le film (très très bon d’ailleurs, il faut que j’aille le revoir à tout prix) sera vu par pas mal de monde, fans et non-connaisseurs de l’œuvre originale, malgré la faible distribution en salles… Toujours la même chose : blockbusters au pouvoir, films indé/d’auteurs/étrangers/zarbs à la trappe, putain de pays d’ouverture, de culture… Allez le voir, il est génial, lisez le manga, il est excellent ! (Et un jour j’écrirai des critiques sur les deux œuvres).

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Hier, je suis allé à une séance de projection « avant première cinéma » suivie d’une conférence de presse au Louvre. Donc pas d’article mode « presse » cette fois, mais vraiment mode « blog » avec du « moi je » et quelques photos :)

« 20th century toy, I wanna be your boy ! » Ce fameux refrain de la chanson de T-Rex (reprise par Placebo) est énormément entendu dans le film 20th Century Boys de Yukihiko Tsutumi tiré du manga éponyme de maître Urasawa. En gros, voici le résumé du film (copié-collé d’allôciné car j’ai la flemme) : En 1969, Kenji et sa bande de copains passent leurs vacances d’été à rêver de l’exposition universelle d’Osaka et à s’inventer un scénario catastrophe de fin du monde depuis une base secrète improvisée dans un terrain vague. A cette époque, Kenji voulait devenir une rock star et sauver l’humanité. 1997 : Kenji aide sa mère dans la supérette de quartier tout en jouant la baby-sitter pour sa nièce Kanna. Ses rêves de gamin resurgissent lorsque la police le questionne sur une mystérieuse organisation dont le symbole serait identique à celui inventé dans le « cahier des prédictions » de sa bande lorsqu’il était enfant. Le compte à rebours commence, la fin du monde est proche…

Plein d’infos également ici : www.20th-century-boys.fr, le site officiel du film avec notamment la galerie personnages/acteurs qui permet de se rendre compte du joli travail de casting !

La projection presse a eu lieu au Publicis sur les Champs-Élysées, à 14h. L’avant première mondiale ouverte à tous et gratuite était à 20h. L’équipe du film (acteurs et sans doute une partie de la « technique » : producteurs et réalisateurs) venait à la fin de la séance. Un quizz était organisé, bref de quoi faire rêver tous les fans ! Le cinéma était, pour l’occasion, garnie d’affiches :

Parlons un peu du film (avant un article plus complet lors de la sortie en salle, prévue pour la fin d’année, ou au pire en janvier 2009). J’ai pensé à un mot pendant les 2h30 du métrage : excellent ! Excellent parce que ce film est l’aboutissement complète de l’œuvre d’Urasawa (qui a participé à la sélection des acteurs et qui supervisait tout de même l’ensemble de la trilogie), ce n’est pas un film de complément, ou un film « bidon », non, c’est 20th Century Boys ! Les personnages sont exactement ceux qu’on a vu, qu’on a lu, quelques semaines, mois ou années plus tôt avec plaisir lorsqu’on découvrait les bandes dessinées. C’est en cela que réside la principale force du film de Yukihiko Tsutumi, une adaptation très très (trop ?) fidèle au manga. Bien sûr on ne peut pas tout explorer comme dans le livre, bien sûr deux suites vont venir, mais ce premier chapitre, « L’avènement », est un excellent départ ! Quelle joie de retrouver Kenji, Maruo, Yukiji, Otcho et tous les autres à l’écran ! Les traits d’Urasawa prennent divinement forme sous nos yeux, le dynamisme du récit, l’histoire puzzle, les différentes générations et bien sûr les références rock sont présents, réalistes et incroyablement bien livrés ! Le seul hic, j’en ai trouvé un, c’est que 20th Century Boys est destiné aux fans de l’œuvre de départ. Je vois difficilement un spectateur lambda ou un non-connaisseur du manga juger ce film excellent et -surtout- le trouver crédible. On verra bien… Enfin moi je suis fan et je lui mets direct 7/7 (oui je note sur 7, plus d’infos dans l’onglet cinéma).

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20th Century Boys | Bande-annonce (vost)

Nous avions ensuite rendez-vous au musée du Louvre (!) qui est fermé au public le mardi paraît-il. Après avoir reçu un prestigieux autocollant « PRESS » en rouge et blanc avec du japonais écrit dessus, nous sommes descendus dans la salle de La Joconde. (Je n’avais jamais vu La Joconde (oui j’habite Paris et je n’ai jamais visité Le Louvre, La Tour Eiffel…), j’étais déçu ! C’est un tout petit tableau au milieu d’un mur de 10 mètres de haut sur 10 mètres de large ! Wah !). Bref dans cette grande salle avait lieu les interviews de 3 personnes de l’équipe du film : Seiji Okuda (producteur exécutif), Toshiaki Kurasawa (l’acteur qui interprête Kenji) et Takako Tokiwa (qui joue Yukiji). Ça a duré un peu plus d’une heure, très bon souvenir, surtout que j’ai pu « visiter » en accéléré le Louvre tout seul ! Yeah !

La politesse japonaise et leur courtoisie m’ont une fois de plus étonné et je suis toujours autant admiratif des coutumes de ce pays. Les questions/réponses n’étaient pas terribles et les traductions très simplifiées mais peu importe. Pour couronner le tout Takako Tokiwa est venue en jolie kimono, admirez !