Cinéma

Edge of Tomorrow / All You Need is Kill / Aujourd’hui à Jamais : explications des différents titres

Le très bon film de science-fiction Edge of Tomorrow, avec Tom Cruise et Emily Blunt, réalisé par Doug Liman est sorti le 4 juin 2014 en France. Sur l’affiche, on peut lire en surtitre : « Vivre. Mourir. Recommencer. » et en sous-titre « Aujourd’hui à jamais ».

Edge of Tomorrow manga

Avant d’être modifié, son titre a longtemps été All You Need is Kill, qui est également le titre du light novel dont il est tiré. Un light novel est un court roman japonais destiné aux adolescents et jeunes adultes. Il a été écrit par Hiroshi Sakurazaka et publié au pays du Soleil Levant il y a bientôt dix ans, en décembre 2004. Il est disponible en France depuis le mois de mai, chez l’éditeur Kazé, en format physique (à 13€29 sur fnac.com) mais également en numérique (à 4,49€ en kindle sur amazon.fr ou en EPub sur fnac.com).

edge_of_tomorrow_roman

En 2014, ce roman bénéficie d’une adaptation en manga, toujours sous le même titre : All You Need is Kill. Deux tomes suffiront à couvrir l’histoire dont l’auteur originel, Hiroshi Sakurazaka, signe également cette version. C’est l’excellent Takeshi Obata qui la dessine (un artiste connu pour ses traits très détaillés et élégants, notamment dans les séries Death Note et Bakuman).

Les deux tomes sont sortis en France en juin et juillet 2014, toujours chez l’éditeur Kazé. Chaque manga coûte 6,99€, il y a donc une série complète pour un peu moins de 14€, ce qui est très intéressant. D’autant que l’histoire varie foncièrement par rapport au film. Le point de vue de Rita occupe la première partie du second tome et la fin s’avère totalement différente et beaucoup plus émouvant. De plus, c’est très accessible pour des lecteurs qui ne sont pas habitués au format manga.

All You Need is Kill manga

Acheter : tome 01• tome 02

Deux reproches à faire tout de même aux mangas : les monstres, les fameux mimics, les monstres extra-terrestres, sont un peu ridicules. Un personnage féminin, Rachel, est totalement cliché et ne sert à rien (elle veut juste coucher avec le héros comme ça sur un coup de tête).
Hormis ces deux éléments, rien à redire, c’est du très bon travail, les dessins sont soignés, les scènes d’action (nombreuses) parfaitement fluides, il n’y a aucun temps mort, le récit avance bien et l’histoire n’est pas bâclée. Évidemment tout aurait pu être développé un peu plus mais se concentrer uniquement sur les deux héros est pertinent et efficace ! Vous pouvez découvrir le premier chapitre à lire sur le site de Kazé en streaming.

L’adaptation cinématographique, Edge of Tomorrow, a connu un honnête succès en France (1.234.000 spectateurs), mais pas spécialement aux États-Unis. Il a rapporté 99 millions de dollars là-bas, mais son budget plutôt élevé (175 millions sans le marketing) ne s’est finalement remboursé qu’en comptant ses recettes à l’étranger (363 millions au total quand même). Le film sortira donc en DVD/Blu-Ray le 17 octobre outre-Atlantique sous le titre « Live. Die. Repeat. » Une pratique malheureusement classique en terme de stratégie commerciale.

Edge-of-Tomorrow Live Die RepeatEn France, il faudra attendre le 22 octobre pour (re)découvrir le film en DVD/Blu-Ray. Edge of Tomorrow conservera le même titre, toujours avec ses titres adjacents. Original et bourré d’action, c’est un excellent film de science-fiction qui mérite le détour (de la même façon qu’Oblivion, sorti l’année précédente).
Vous pouvez précommander dès aujourd’hui les différentes versions du film, elles contiendront pas mal de scènes coupées en bonus. N’hésitez pas à lire le roman ou bien les mangas (ou les deux !) pour découvrir un peu plus l’univers d’Edge of Tomorrow/All You Need is Kill. Par ailleurs, l’auteur a déclaré en avril 2014 écrire une suite. Vous pouvez laisser un commentaire sur le film, le manga ou le roman !

DVD + Copie Digitale : 17,99€
Blu-Ray + Copie Digitale : 22,99€
Blu-Ray 3D + Blu-Ray (+ Copie Digitale ?)  : 30,08€
Blu-Ray 3D + Blu-Ray + DVD + Copie Digitale : 25,99€


The Artist : lorsqu’un film muet fait plus rêver qu’un parlant.

Le projet s’avérait délicat, casse-gueule, courageux, fou : un long-métrage muet, en noir et blanc et français qui plus est ! Pourtant, The Artist s’avère être l’un des meilleurs films de ces derniers mois, grâce au talent de Michel Hazanivicius, réalisateur des deux OSS – 117 avec Jean Dujardin, que l’on retrouve ici au sommet de son art —récompensé par le prix d’interprétation masculine au dernier Festival de Canne— et Bérénice Béjo, qui mérite tout autant un prix.

Hommage au 7ème art des années 1920, The Artist raconte l’histoire d’amour entre George Valentin (Dujardin), vedette de cinéma muet, et Peppy Miller (Béjo), jeune figurante qui va devenir une véritable star du cinéma parlant, concept auquel George refuse de participer. C’est grâce à lui qu’elle débute dans le milieu, c’est pendant son ascension qu’il sombre dans l’oubli…

Si le pitch de départ n’est pas forcément très alléchant, le film jouit d’une solide réputation, à commencer par son triomphe au Festival de Cannes et l’ensemble des critiques élogieuses qui ont suivies. Celle-ci ne fait qu’ajouter sa pierre à l’édifice. The Artist offre, paradoxalement, un « nouveau » cinéma. Amateur ou non de film muet, on (re)découvre un long-métrage où la mise en scène et le jeu des acteurs sont encore plus primordiales. La musique envoûte chaque séquence, on sourit souvent, on a les larmes aux yeux, puis on sourit de nouveau, puis un pincement au cœur se ressent ; un enchaînement d’émotions en continu. C’est rare, c’est magnifique.

Le duo français Dujardin/Béjo fait mouche, le reste du casting -américain- vient sublimer le récit : John Goodman (Barton Fink, The Big Lebowsky), producteur grognon, drôle ; James Cromwell (Larry Flint, Six Feet Under) en chauffeur/domestique de Georges, très attachant, comme toujours et même Malcom McDowell (Orange Mécanique) fait une courte apparition.

Tourné « évidemment sans prise de son », le réalisateur reconnaît un « pari risqué parti d’une idée un peu folle ». Mais un concept qui a immédiatement séduit Thomas Langmann, fils de Claude Berri, déjà producteur de films français à grand budget, comme Astérix aux Jeux Olympiques, mais surtout le diptyque sur Mesrine. « Je n’ai eu aucun doute, j’ai tout de suite voulu financer ce film, j’ai adoré son histoire, j’avais confiance en Michel », assure le jeune homme, heureux de voir son sa production saluée par le public et la critique.

theartist

Jean Dujardin révèle à nouveau son immense talent : il joue de différentes façon dans The Artist, son rôle de George Valentin, mais aussi son rôle de « Georges Valentin acteur », une mise en abîme subtile, dont on perçoit toute la différence à l’écran : « il n’y a pas de secrets, je ne me rends pas compte de cette différence de jeux, je suivais surtout les directives de Michel ! »

Les acteurs avaient un texte,  pour qu’on puisse lire sur leurs lèvres les principaux dialogues, pour le reste ils étaient libres, « John Goodman improvisait énormément par exemple ! », explique le réalisateur. Dujardin reconnaît qu’il a eu « l’honneur de jouer avec des pointures américaines, mais qu’au final il n’était pas si impressionné que ça : chacun faisait son boulot, dans une bonne ambiance, c’était fantastique ! »

The Artist est une œuvre originale, touchante mais qui n’est pas réservée à un public cinéphile. Le « grand public » peut y trouver son compte, s’il accepte de partir dans cette aventure humaine, historiquement riche dans l’histoire du cinéma. Cette transition de l’époque du muet au parlant, la même qu’ont vécu Chaplin et Keaton, cette période qui changera le monde du septième art à tout jamais.

Et pourquoi pas une projection avec un orchestre dans la salle ? Comme dans les années 20′ justement ! « Si le film marche, si le succès est là, alors pourquoi pas vers la fin de l’exploitation, en guise de remerciements… » conclut le metteur en scène.

* propos recueillis lors de l’avant-première exclusive organisée par allociné.

■ Une version plus longue, rédigée à quatre mains, est disponible sur Ça Dépend des Jours. Je n’ai jamais revu le film depuis sa sortie, en 2011, mais il y a de grandes chances que je l’apprécie toujours autant.

Les Comics au Cinéma : La Bande Décimée ?

■ Je vous en parlais fin février dernier, mon papier sur les adaptations de comics au cinéma a été publié dans le mensuel indépendant Brazil. Thor est sorti la semaine dernière, les infos pleuvent sur les autres super-héros qui vont arriver dans les salles obscures, bref c’est le bon moment : voici donc l’article en entier !

Thor débarque fin avril sur nos écrans, il sera suivi début juin de XMen : First Class, puis de Green Lantern et Captain America en août. Les premières images issues des teasers ne sont guère rassurantes. Adapter un comic book au cinéma n’est pas chose aisée, nombreux s’y risquent et si, souvent, le résultat au box-office est positif, voire glorieux pour certains, la satisfaction d’un fan de l’œuvre originale ne l’est pas forcément. Encore moins lorsque ce même fan a un penchant cinéphile et aime une mise en scène soignée, un scénario brillant, un jeu d’acteurs parfait, une belle photographie, etc. Peut-être qu’un fan exige la perfection lorsqu’un réalisateur se tente à filmer les aventures de ses héros d’encre et de papier mais peut-être -sûrement- qu’il a raison. Deux experts en comics confient leur ressenti global sur les adaptations.

Jérémy Mannesse, traducteur de bandes dessinées (www.jeremymanesse.com) chez Panini Comics (Preacher, Transmetropolitan, Batman : Secrets…), est « plutôt bon public et pardonne facilement quand les films ne remplissent pas la tâche impossible de concentrer la quintessence de quarante ans de vie en 1h30 ».
Le blogueur Neault, spécialiste des comics books (http://comicsmarvel.blogspot.com) est beaucoup plus sélecte : « J’apprécie en général très peu les adaptations. Le problème avec la fidélité, c’est que la plupart des gens ne la placent pas au bon endroit. »

« Ce qu’il faut retrouver dans une adaptation, c’est l’essence du personnage »

Par exemple, « Peter Parker, c’est un type qui a plein d’emmerdes dans sa vie privée et qui s’éclate lorsqu’il endosse son costume de super héros. C’est tout. Il est donc ridicule de lui coller des problèmes d’adolescents alors qu’il est trentenaire ou de refuser de le faire grandir » confie Neault, Cyril de son prénom. « Ce qu’il faut retrouver dans une adaptation, c’est l’essence du personnage, sa couleur, son parfum. Après, ne pas respecter telle ou telle anecdote présente dans le matériel original, ce n’est pas bien grave. Les auteurs de comics euxmêmes ne les respectent pas toujours. »
On peut distinguer aisément plusieurs catégories d’adaptation : les divertissantes, qui se veulent à la fois fidèles au support original, tout en étant blockbuster, principalement destinées aux ados et jeunes adultes, comme les Iron Man, Spiderman, XMen… Celles-ci sont souvent décriées par les fans extrêmes, mais globalement appréciées par le grand public, voire la « critique presse ». Les adaptations familiales, se forçant à séduire le plus large public possible, des petits et grands : on retiendra surtout Les 4 Fantastiques et sa suite avec le Surfeur d’Argent en tête des bides.

Jérémy s’explique : « Des adaptations que les fans de l’original trouvent réussies, elles se comptent sur les doigts de la main, parce que la notion de fan englobe toujours une certaine psychorigidité. Hurler parce qu’on n’a pas de pieuvre géante, parce que Cyclope est tué en deux scènes ou parce que la Veuve Noire n’a pas l’accent russe, c’est un peu vain. On dit souvent que traduire, c’est trahir, mais adapter aussi. Et les fans ont une certaine propension à enculer les mouches, ça ne date pas d’hier. »

« Les lecteurs sont marginaux, même aux États-Unis, ils ne représentent rien
face au public potentiel d’une grosse production hollywoodienne »

Neault s’étend : « Les adaptations sont le plus souvent mal fichues parce qu’elles ne s’adressent pas aux lecteurs de comics, mais à un public familial le plus large possible. Les lecteurs sont marginaux, même aux États-Unis, ils ne représentent rien face au public potentiel d’une grosse production hollywoodienne. Et les décideurs veulent ratisser large, ce qui se comprend, mais pour se faire, ils emploient de mauvaises méthodes. Ils ne veulent surtout pas être «segmentant» et se couper d’une partie du public (parce qu’au final, tout le monde connaît Spider Man ou Superman, même sans lire les séries). »

« Malheureusement, vouloir plaire à tout le monde, c’est souvent le plus court trajet vers le fade et la tiédeur. C’est aussi un peu un cercle vicieux auquel participent media et fans. On fait tout un plat du casting, du design des costumes, des effets spéciaux. Mais tout cela, ce n’est rien, ce sont les ustensiles. Une fois qu’on a de beaux couverts, on aimerait bien manger avec. Et manger, c’est sale, ça laisse des traces de gras ou de sang autour de la viande, cela suppose du vécu, de l’épaisseur. Trop souvent, les adaptations de comics se limitent aux couverts. On admire les fourchettes, mais on ne s’en sert pas ».

« Insuffler un peu de vie dans des costumes trop souvent vides »

« Le problème principal n’est pas que les réalisateurs ou les scénaristes soient fidèles ou non aux personnages, continue le blogueur, le problème vient du fait qu’ils ne s’en servent pas. Ils les exposent comme des statues de cire, sans jamais penser à insuffler un peu de vie dans leurs costumes trop souvent vides. Une adaptation, ou même une histoire originale, c’est une vision, ce n’est pas fait pour que tout le monde y adhère (et c’est même souvent en ne se préoccupant pas de « recettes » établies que l’on trouve l’adhésion). Je ne crois d’ailleurs pas que l’on puisse écrire en se posant sans cesse la question de savoir si l’on va plaire ou non. Les écrivains et les réalisateurs ne sont pas des publicitaires, il serait bon qu’ils s’en souviennent parfois ».
Dans les oeuvres à controverse, on peut aisément citer Wanted, Hellboy, 300, The Crow, 30 jours de nuit, From Hell, Hulk (d’Ang Lee)… « J’ai beaucoup d’affection pour celui-ci, qui est un film d’auteur, alors que j’ai trouvé celui de Leterrier assez pourri du point de vue de l’écriture » se souvient Jérémy Manesse. Sa méthode pour éviter la déception ? « Quand je vais voir un film tiré d’un comics, j’oublie l’oeuvre originale, c’est le meilleur moyen de passer un bon moment. »

Pour le plaisir, évoquons gratuitement les immondes Daredevil, qui pourtant bénéficiera d’un spin-off tout aussi mauvais : Elektra. Sans oublier Ghost Rider, dont une suite arrivera prochainement… La Ligue des Gentlemen Extra-Ordinaires, ou comment détruire un mythe du neuvième art, et même The Spirit, mis en scène par Frank Miller, auteur de comics et co-réalisateur du pourtant très réussi Sin City (de Robert Rodriguez). Ce dernier est un chef-d’oeuvre à tous points de vue : la photographie, le casting, le scénario, la réalisation et évidemment une fidélité hors pair aux tomes originaux de… Miller. Les adaptations « one-shot », dont seul un volume est à l’origine de l’histoire, ont un résultat souvent excellent : A History of Violence, V pour Vendetta et, surtout, Watchmen.

LE CAS WATCHMEN

Ce dernier, chef d’oeuvre d’Alan Moore, a été adapté à l’écran par Zack Snyder qui avait déjà réalisé 300, un comic de Frank Miller. Selon Neault, « Watchmen est une tentative vraiment honnête et plutôt réussie. On ne s’ennuie pas (ne pas emmerder son auditoire, c’est tout de même un critère important lorsque l’on raconte une histoire), les personnages sont respectés, les effets sont au service du récit et non l’inverse, et puis il se dégage quelque chose d’indéfinissable, dont personne n’a vraiment la recette, et qui fait que l’on a parfois des frissons de plaisir en étant embarqué dans un univers ».

De rares éléments ont été intelligemment modifiés pour le long-métrage et le résultat est tout bonnement excellent. Curieusement, Jérémy Manesse n’approuve pas à 100% ce film : « Watchmen est très fidèle, certes, mais le style de Snyder ne colle pas du tout à l’univers de la BD. Du coup, dès qu’il y a des scènes d’action, on s’ennuie, et l’ensemble est un peu trop esthétisant à mon goût ».

« Il suffit tout simplement de ne pas prendre le spectateur
(et accessoirement lecteur) pour un idiot »

Il ne faut pas se leurrer : ce qui poussent les producteurs à tenter l’aventure avec l’adaptation d’un comic, c’est avant tout le fric qui peut être engendrer. Peu se soucient de la possibilité de voir une œuvre cinématographique artistiquement réussie. « C’est une machine à fric, évidemment, mais comme tout ce qui est film à grand budget. Ça n’empêche pas la qualité. Moi, je continue à prendre du plaisir à voir les adaptations, et ça a le mérite de mettre en lumière ce médium » confie Manesse. Effectivement, « de nos jours, ce sont plutôt les considérations commerciales qui priment » ajoute Neault. Rien de bien nouveau donc, pas la peine d’engendrer un débat inutile là-dessus.

« Un film de super héros tiré d’un comic book peut être divertissant et intelligent ! »

Heureusement il existe des auteurs, comme Christopher Nolan, talentueux metteur en scène qui livre de véritables bijoux du septième art, lorsqu’on leur confie un personnage tel que Batman. Un scénario adulte qui montre qu’il suffit tout simplement de ne pas prendre le spectateur (et accessoirement lecteur) pour un idiot.

Le résultat est là : plus d’un milliard de dollars de recettes dans le monde, troisième plus gros démarrage de tous les temps aux États-Unis (derrière le troisième volet du Seigneur des Anneaux et Titanic) et on ne parle pas des ventes Blu-Ray/DVD. Oui, un film de super héros tiré d’un comic book peut être divertissant (n’est-ce pas là l’un des buts du cinéma après tout ?) et intelligent !
Un concept que souhaite Joss Whedon, auteur de comics et célèbre créateur de Buffy contre les Vampires, pour The Avengers, prévu pour l’année prochaine. Un long-métrage qui fera un carton quoi qu’il arrive : Iron Man, Hulk, Captain America et plein d’autres icônes Marvel réunies dans le même film. Seul hic, de l’aveu même du metteur en scène : « Je ne suis pas très doué à la réalisation ». Il n’est pas trop tard pour changer alors ! Dans un avenir proche, on ne voit que deux films comme valeurs sûres : The Dark Knight Rises, qui bouclera la trilogie de l’homme chauve-souris et le Wolverine revisité par Darren Aronofsky (The Wrestler, Black Swan, Requiem for a Dream), qui devrait faire oublier la fade réalisation de Gavin Hood.

■ Un article relativement long (plus de 10.000 signes), qui n’était pas si simple à écrire que ça en a l’air. Le sujet étant extrêmement vaste et ayant carte blanche, je souhaitais réaliser une sorte de « dossier » en trois parties (les bides, les succès, les projets), mais c’était finalement trop complexe à mettre en place.
Je ne savais pas trop comment angler mon papier, de plus la liste des adaptations est sans fin, le but n’était pas de citer tous les films et les critiquer. Et puis cela aurait était trop « déplacé » tant les avis sont subjectifs, ça n’aurait eu aucun intérêt.
Finalement les avis « d’expert » se sont imposés d’eux-mêmes, à la fois logiques, utiles et brillants. Je connaissais déjà Neault (je vous conseille et reconseille encore son blog, une mine d’or pour ceux qui découvrent ou lisent des comics régulièrement), je le savais franc et bavard, c’était l’idéal. Le travail de Jérémy Manesse n’est plus à prouver dans le monde des comics, cela faisait un autre interlocuteur tout aussi intéressant !
Du coup l’article est principalement composé de leur citations, mais ce n’est pas plus mal, « j’interviens » pour mieux rappeler tel ou tel film, redonner des infos, etc. Au final on lit presque un dialogue entre les deux, mais c’est passionnant !
Les deux entretiens (mêmes questions aux deux personnes) regorgent d’informations et d’avis extrêmement intéressants, mais malheureusement je ne pouvais pas tout mettre dans l’article… qui dresse, en fait, un bilan sans prétention des adaptations. Toutefois cette lecture est peut-être davantage réservée à un lectorat connaisseur et amateur des comics ? Je ne sais pas trop, j’attends vos avis ;-)
Pour terminer, je suis assez fier d’avoir été publié dans Brazil, cela faisait plus d’un an qu’un de mes articles n’avait pas été imprimé et sorti sur du « papier », c’est toujours agréable !
(Pour info : j’écrirai à nouveau pour le mensuel, peut-être pour cet été si tout va bien.)

Le numéro 38 de Brazil 2 – le cinéma sans concession($) sort dans les kiosques ce mercredi 23 février.

Brazil est un mensuel de cinéma indépendant, chaque rédacteur qui y travaille est libre d’écrire ce qu’il désire sur son sujet . Aucune obligation ou pression quelconque n’est imposée. Dis comme ça, ça peut paraître « normal », sauf que dans le milieu, c’est de plus en plus rare…

Vous trouverez dans ce nouveau numéro un de mes articles, sur les adaptations de comics au cinéma !

Thor débarque fin avril sur nos écrans, il sera suivi début juin de XMen : First Class, puis de Green Lantern en août. Les premières images issues des teasers ne sont guère rassurantes. Adapter un comic book au cinéma n’est pas chose aisée, nombreux s’y risquent et si, souvent, le résultat au box-office est positif, voire glorieux pour certains, la satisfaction d’un fan de l’œuvre originale ne l’est pas forcément. Encore moins lorsque ce même fan a un penchant cinéphile et aime une mise en scène soignée, un scénario brillant, un jeu d’acteurs parfait, une belle photographie, etc. Peut-être qu’un fan exige la perfection lorsqu’un réalisateur se tente à filmer les aventures de ses héros d’encre et de papier mais peut-être -sûrement- qu’il a raison. Deux experts en comics confient leur ressenti global sur les adaptations.

Pour lire la suite, achetez le magazine !

J’y évoque les adaptations honorables, les bides et les cultes, autour d’une double interview : celle de Neault, blogueur reconnu et critique de comics, et celle de Jérémy Manesse, traducteur de bandes dessinées qui officie chez Panini Comics.