<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Trois Heures Roses &#187; Box(e) Movies</title>
	<atom:link href="http://suinot.com/tag/boxe-movies/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://suinot.com</link>
	<description>.le blog officiel de thomas suinot</description>
	<lastBuildDate>Tue, 07 Feb 2012 14:32:08 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.0.3</generator>
		<item>
		<title>Shutter Island [Martin Scorsese]</title>
		<link>http://suinot.com/cine-acidule/shutter-island-martin-scorsese/</link>
		<comments>http://suinot.com/cine-acidule/shutter-island-martin-scorsese/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 05 Jun 2010 22:20:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>thomassuinot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ciné acidulé]]></category>
		<category><![CDATA[Aviator]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Kingsley]]></category>
		<category><![CDATA[Box(e) Movies]]></category>
		<category><![CDATA[Dennis Lehane]]></category>
		<category><![CDATA[Gangs of New-York]]></category>
		<category><![CDATA[Jacky Earle Haley]]></category>
		<category><![CDATA[Kubrick]]></category>
		<category><![CDATA[Leonardo Di Caprio]]></category>
		<category><![CDATA[Mark Ruffalo]]></category>
		<category><![CDATA[Martin Scorsese]]></category>
		<category><![CDATA[Max von Sidow]]></category>
		<category><![CDATA[Old Boy]]></category>
		<category><![CDATA[Shining]]></category>
		<category><![CDATA[Shutter Island]]></category>
		<category><![CDATA[Teddy Daniels]]></category>
		<category><![CDATA[The Departed]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://suinot.com/?p=1453</guid>
		<description><![CDATA[■ À l’occasion de la sortie en DVD et Blu-Ray de Shutter Island, le 24 juin prochain, voici ma critique publiée sur Box(e) Movies. Il paraît que le roman de Dennis Lehane (2003) se dévore comme un scénario, que le &#171;&#160;graphic novel &#160;&#187; (2008) se lit comme un story-board, que le livre deviendrait forcément un ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>
<div>
<p style="text-align: justify;">■ À l’occasion de la sortie en DVD et Blu-Ray de <strong><em>Shutter Island</em></strong>, le 24 juin prochain, voici ma critique publiée sur <em><a href="http://boxemovies.wordpress.com/2010/03/05/critique_shutter-island_jai-aime/" target="_blank">Box(e) Movies</a></em>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://boxemovies.files.wordpress.com/2010/03/19151192-r_760_x-f_jpg-q_x-20090807_0423121.jpg?w=371&amp;h=492" alt="" width="371" height="494" /></p>
<p style="text-align: justify;">Il paraît que le roman de Dennis Lehane (2003) se dévore comme un scénario, que le &laquo;&nbsp;graphic novel &nbsp;&raquo; (2008) se lit comme un story-board, que le livre deviendrait forcément un film culte, pour peu qu’il soit fidèle au support d’origine mais qu’on sente la patte du réalisateur. Et le pari est gagné, haut la main même, par Martin Scorsese qui met en scène un thriller psychologique d’une efficacité redoutable, et qui signe par la même occasion un de ses meilleurs films.</p>
<p style="text-align: center;"><em><strong>« Tout est trop louche sur cette île… »</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Quatrième collaboration avec Di Caprio, après le très bon <em>Gangs of New-York </em>(2002), le très chiant <em>Aviator</em> (2005) et le très raté et inutile <em>The Departed</em> (2006), <em>Shutter Island</em> embarque le spectateur dans le conflit mental de son principal protagoniste qui enquête sur la disparition d’une des &laquo;&nbsp;patientes&nbsp;&raquo; d’un hôpital psychiatrique/prison situé sur une île…</p>
<p style="text-align: justify;">C’est le marshal Teddy Daniels, excellent Di Caprio au visage abîmé, à l’esprit blessé, qui est chargé de découvrir ce qu’il s’est passé. Mais bien rapidement on s’en fiche un peu, en effet tout est trop louche sur cette île, que ce soit les policiers &laquo;&nbsp;à cran&nbsp;&raquo;, le personnel de l’hôpital (Sir Ben Kingsley himself et Max Von Sidow assurent une aura glaçante supplémentaire), les patients/prisonniers (la scène avec Jacky Earle Haley donne la chair de poule), ou même son co-équipier (Mark Ruffalo, totalement effacé par Di Caprio) et ainsi de suite.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://boxemovies.files.wordpress.com/2010/03/19082079-r_760_x-f_jpg-q_x-20090330_103011.jpg?w=371&amp;h=493" alt="" width="371" height="494" /></p>
<p style="text-align: justify;">Plongé directement dans le film, grâce à sa musique et ses effets sonores (cet espèce de bruit sourd de bateau est juste traumatisant), ses décors (les paysages naturels, le brouillard, la &laquo;&nbsp;crasse&nbsp;&raquo; de certains bâtiments), on ne se détache du malaise qui règne sur l’île que pour en découvrir un autre, encore plus prenant, à travers les flash-backs de Teddy, lorsqu’il mettait les pieds, en tant que soldat américain, dans un camp de concentration… Les vues des cadavres gelés sont terriblement émouvantes, et paradoxalement &laquo;&nbsp;belles et malsaines&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: center;"><em><strong>« Le spectateur devient paranoïaque et perdu. »</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Difficile de parler davantage de l’histoire du film, pour ne pas gâcher le spectacle à ceux qui ne l’ont pas vu. Mais très vite le spectateur devient, à l’instar de Di Caprio, méfiant, paranoïaque, perdu… Et si le cinéphile attentif peut trouver la chute de Shutter Island grâce aux petits indices parsemés ici-et-là, le plaisir ne se boude pas lors des dernières scènes !</p>
<p style="text-align: justify;">Le plan du “traveling killing nazi” restera très certainement dans l’histoire du cinéma. Un peu à la Old Boy, ce long plan-séquence qui voit l’exécution de centaines de soldats allemands est pourtant complètement irréelle puisque &laquo;&nbsp;logiquement&nbsp;&raquo; ils devraient tous tomber en même temps, c’est un peu comme si le passage de la caméra les tuait, et ça ne fait que renforcer l’extrême brutalité de la scène. Et la beauté du cinéma.</p>
<p style="text-align: center;"><em><strong>« Le septième art maîtrisé à la perfection. »</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Autres merveilles de mise en scène : les rêves et les cauchemars de Teddy. Hanté par le spectre de sa femme, morte dans l’incendie de leur demeure, celle-ci lui apparaît régulièrement. Sa beauté saisissante contraste avec la pluie de cendres qui tombe autour d’elle, ou avec ses robes ensanglantées, ou encore son dos brûlé, c’est à la fois perturbant et magnifique. Irréel, onirique mais beau, très très beau.</p>
<p style="text-align: justify;">Scorsese frappe fort et signe un retour là on où ne l’attendait pas, Di Caprio prouve une fois de plus qu’il est devenu &laquo;&nbsp;un grand”, la mise en scène est parfaite, chaque plan &laquo;&nbsp;ne pouvait être autrement&nbsp;&raquo; que ce que Scorsese a su en tirer. Seul Kubrick aurait pu adapter à sa façon <em>Shutter Island</em> (qui rappelle de temps à autre <em>Shining</em>), mais Scorsese prouve qu’il maîtrise le septième art à la perfection.</p>
</div>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://suinot.com/cine-acidule/shutter-island-martin-scorsese/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>[blogueur invisible]</title>
		<link>http://suinot.com/autre-truc-colore/blogueur-invisible/</link>
		<comments>http://suinot.com/autre-truc-colore/blogueur-invisible/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 05 Jun 2010 21:57:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>thomassuinot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Autre truc coloré]]></category>
		<category><![CDATA[2010]]></category>
		<category><![CDATA[20minutes.fr]]></category>
		<category><![CDATA[book]]></category>
		<category><![CDATA[Box(e) Movies]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Epic Saxo Guy]]></category>
		<category><![CDATA[Eurovision]]></category>
		<category><![CDATA[Lost]]></category>
		<category><![CDATA[Moldavie]]></category>
		<category><![CDATA[Nintendo]]></category>
		<category><![CDATA[Photos]]></category>
		<category><![CDATA[Saxo]]></category>
		<category><![CDATA[wordpress]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://suinot.com/?p=1448</guid>
		<description><![CDATA[Ça fait un bail que je n&#8217;ai pas posté ici, la faute à un manque de temps entre mes projets, mon boulot, ma vie dans les trains, Lost, ma Nintendo, mes lectures d&#8217;auteurs russes (pour faire genre j&#8217;ai de la culture), et de comics/mangas (pour faire genre j&#8217;suis un geek). Quelques niouzes rapidement pour ceux ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ça fait un bail que je n&#8217;ai pas posté ici, la faute à un manque de temps entre mes projets, mon boulot, ma vie dans les trains, <strong><em>Lost</em></strong>, ma <em>Nintendo</em>, mes lectures d&#8217;auteurs russes (pour faire genre j&#8217;ai de la culture), et de comics/mangas (pour faire genre j&#8217;suis un geek).</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques niouzes rapidement pour ceux qui viennent ici (il y en a encore, j&#8217;en suis le premier surpris !).</p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;ai relancé mon site <em><strong><a title="Box(e) Movies" href="http://boxemovies.wordpress.com/" target="_blank">Box(e) Movies</a></strong></em>, il n&#8217;est plus hébergé sur la plate-forme blog de <em><a href="http://www.20minutes.fr/" target="_blank">20minutes.fr</a></em> mais sur wordpress. Toujours le même principe : deux critiques d&#8217;un film à l&#8217;exact opposé (j&#8217;ai adoré/j&#8217;ai détesté), l&#8217;une de Mathieu Stosse, l&#8217;autre de moi. Le concept est toujours de montrer une vision très différente d&#8217;un long-métrage, avec une « lecture visuelle » horizontale et verticale, d&#8217;exposer des éléments que le spectateur n&#8217;a pas forcément vu ou interprété comme l&#8217;un d&#8217;entre nous, bref de provoquer le débat, toussa, toussa.</p>
<p style="text-align: justify;">Mon livre, <em>Démissionne ou je détruis ta vie</em>, sortira sans doute fin 2010. Mon troisième ouvrage est toujours en cours d&#8217;écriture.</p>
<p style="text-align: justify;">Mon &laquo;&nbsp;book/photos en ligne&nbsp;&raquo; et la mise à jour de la page &laquo;&nbsp;cinéma&nbsp;&raquo; devraient se terminer d&#8217;ici la fin de l&#8217;été au plus tard.</p>
<p style="text-align: justify;">En attendant je reposte divers articles publiés ces derniers mois dans la presse.</p>
<p style="text-align: justify;">Je vous laisse sur une vidéo que j&#8217;ai mis en ligne il y a quelques jours et que vous connaissez forcément : <strong><em>The Epic Saxo Guy</em></strong> !</p>
<p><a title="Lien vers YouTube" href="http://www.youtube.com/watch?v=Xo9JbPtdhFs" target="_blank"><img class="aligncenter size-full wp-image-1450" src="http://suinot.com/wp-content/uploads/2010/06/Saxo.jpg" alt="" width="116" height="178" /></a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://suinot.com/autre-truc-colore/blogueur-invisible/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Caos Calmo</title>
		<link>http://suinot.com/cine-acidule/critique-caos-calmo-nanni-moretti-antonello-grimaldi-isabelle-ferrari-sexe/</link>
		<comments>http://suinot.com/cine-acidule/critique-caos-calmo-nanni-moretti-antonello-grimaldi-isabelle-ferrari-sexe/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2009 09:58:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator></dc:creator>
				<category><![CDATA[Ciné acidulé]]></category>
		<category><![CDATA[Alessandro Gassman]]></category>
		<category><![CDATA[Antonello Grimaldi]]></category>
		<category><![CDATA[Blu Di Martino]]></category>
		<category><![CDATA[Box(e) Movies]]></category>
		<category><![CDATA[Caos Calmo]]></category>
		<category><![CDATA[Charles Berling]]></category>
		<category><![CDATA[Denis Podalydes]]></category>
		<category><![CDATA[Deuil]]></category>
		<category><![CDATA[Drame]]></category>
		<category><![CDATA[Isabella Ferrari]]></category>
		<category><![CDATA[Leçons d'amour à l'Italienne]]></category>
		<category><![CDATA[Nanni Moretti]]></category>
		<category><![CDATA[Napoléon (et moi)]]></category>
		<category><![CDATA[Paolo Buonvino]]></category>
		<category><![CDATA[Pyramid Song]]></category>
		<category><![CDATA[Radiohead]]></category>
		<category><![CDATA[Roman Polanski]]></category>
		<category><![CDATA[Romanzo criminale]]></category>
		<category><![CDATA[Sandro Veronesi]]></category>
		<category><![CDATA[Sexe]]></category>
		<category><![CDATA[Souviens-toi de moi]]></category>
		<category><![CDATA[Valeria Golino]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://suinot.com/?p=520</guid>
		<description><![CDATA[■ À l&#8217;occasion de la sortie en DVD, la semaine dernière, du film Caos Calmo, voici ma critique publiée sur Box(e) movies. Caos Calmo est un grand film. Un grand film poignant et poétique. L&#8217;histoire de cet homme, Pietro, qui se retrouve &#171;&#160;seul&#160;&#187;, avec sa fille de 10 ans, après le décès soudain de sa ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">■ À l&#8217;occasion de la sortie en DVD, la semaine dernière, du film <em>Caos Calmo</em>, voici ma critique publiée sur <a href="http://boxmovies.20minutes-blogs.fr/archive/2008/12/21/caos-calmo.html" target="_blank"><em>Box(e) movies</em></a>.</p>
<p style="text-align:center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1205" src="http://thomassuinot.files.wordpress.com/2009/06/image-1.png?w=185" alt="" width="185" height="300" /></p>
<p style="text-align:justify;"><em>Caos Calmo</em> est un grand film. Un grand film poignant et poétique. L&#8217;histoire de cet homme, Pietro, qui se retrouve &laquo;&nbsp;seul&nbsp;&raquo;, avec sa fille de 10 ans, après le décès soudain de sa femme nous touche, mais sans tomber dans un pathos extrême, et pourtant logique. Et cela grâce à l&#8217;immense talent de Nanni Moretti qui, paradoxalement à son statut de veuf, est enclos à une absence totale d&#8217;émotions, tout du moins de &laquo;&nbsp;crise&nbsp;&raquo; et de &laquo;&nbsp;tristesse&nbsp;&raquo;. C&#8217;est là la première force et originalité du film, de ce pari risqué, néanmoins réussi.</p>
<p style="text-align:center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1215" src="http://thomassuinot.files.wordpress.com/2009/06/18997518_w434_h_q80.jpg" alt="" width="434" height="289" /><em>Pietro, veuf étrangement calme (Nanni Moretti)</em>.</p>
<p style="text-align:justify;">Par la suite, l&#8217;histoire développe l&#8217;évolution de ce deuil peu commun et, surtout, la nouvelle relation qui naît entre un père peut-être trop absent et sa fille, peut-être pas tant que ça en manque de (re)pères. Cette raison de vivre semble nouvelle pour Pietro, comme si le paternel prenait -enfin- conscience de ce qui lui était cher, et que le reste, travail, argent, loisirs, n&#8217;avait -finalement- guère d&#8217;importance. Certes cela peut paraître un poil trop cliché, trop facile même, mais pourtant ça marche grâce à la mise en scène fluide d&#8217;Antonello Grimaldi, et la performance de Moretti bien sûr. Dont on attend, avec lui, cet éclat en sanglot, celui qui viendra briser ce &laquo;&nbsp;chaos calme&nbsp;&raquo; qui règne dans son corps.</p>
<p style="text-align:center;"><em><strong>&laquo;&nbsp;Et la magie opère, le spectateur suit ce petit bout de vie de personnages attachants avec plaisir et émotion&nbsp;&raquo;</strong></em></p>
<p style="text-align:justify;">On pense donc qu&#8217;on va accompagner la nouvelle vie de Pietro entre son bureau, sa maison et ses nouvelles responsabilités envers sa fille. Finalement on ne va le suivre qu&#8217;autour d&#8217;un endroit unique et insolite : un petit parc situé en face de l&#8217;école de la petite Claudia, sa fille (subtile et douce Blu Di Martino). À partir de là, un défilé de personnages secondaires va rendre visite à Pietro et se confier à lui. Certains leur parlent de leur incompréhension face à cette situation, comme ses collègues (Berling, Podalydes&#8230;) et sa famille, (son frère et sa belle-sœur, excellents Alessandro Gassman et Valeria Golino). De parfaits inconnus sont aussi de passage autour de Pietro (un handicapé mental, une joggeuse&#8230; (SPOIL : Et même Roman Polanski)) et vont devenir des pièces maîtresses dans cette nouvelle bulle de vie.</p>
<p style="text-align:center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1206" src="http://thomassuinot.files.wordpress.com/2009/06/18918115_w434_h_q80.jpg" alt="" width="434" height="289" /><em>Pietro et son frère, sur le fameux banc du parc (Nanni Moretti et Alessandro Gassman)</em>.</p>
<p style="text-align:justify;">Et la magie opère, le spectateur suit ce petit bout de vie de personnages attachants avec plaisir et émotion, le tout ponctué par une sublime musique composée par Paolo Buonvino, qui avait déjà officié sur <em>Napoléon (et moi), Leçons d&#8217;amour à l&#8217;Italienne, Romanzo criminale,</em> et <em>Souviens-toi de moi</em>, entre autre. Ces chansons enivrantes accompagnent mélancoliquement la nouvelle vie de Pietro. Le morceau P<em>yramid Song</em>, de Radiohead, envoûte encore plus le spectateur lors d&#8217;une séquence mémorable, lorsque la douleur se présentera enfin&#8230;</p>
<p style="text-align:center;"><em><strong>&laquo;&nbsp;Pietro est avant tout un humain, il a besoin de sexe, de toucher un corps, de faire l&#8217;amour, de jouir&nbsp;&raquo;</strong></em></p>
<p style="text-align:justify;">La fameuse scène de sexe (avec la magnifique Isabella Ferrari), crue et sauvage, qui vient casser tout ce qui avait été instauré dans le film, permet de montrer avec habilité, à nouveau le côté humain de Pietro. Car si ce contraste brutal survient vers la fin du film ce n&#8217;est pas vraiment pour nous faire croire que Pietro a fait son deuil et qu&#8217;il peut passer à autre chose. Non, Pietro est avant tout un humain, il a besoin de sexe, de toucher un corps, de faire l&#8217;amour, de jouir. Pense-t-il encore à sa femme ? Y a t-il, de toute façon, déjà pensé autant avant qu&#8217;elle soit morte ? Au spectateur de trouver sa propre réponse.</p>
<p style="text-align:center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1207" src="http://thomassuinot.files.wordpress.com/2009/06/18918118_w434_h_q80.jpg" alt="" width="434" height="289" /><em>Pietro et la belle Eleonora (Nanni Moretti et Isabelle Ferrari)</em>.</p>
<p style="text-align:justify;">Parmi tous les personnages qui tournent autour de la vie de Pietro, autour de son banc, dans ce petit parc face à l&#8217;école de sa fille, finalement ce sont deux femmes, inconnues, qui deviendront les plus importantes. L&#8217;une, accompagnée de son chien, sera un peu comme le spectateur, intriguée face à cet homme seul, un peu bizarre et que tout le monde embrasse. (SPOIL L&#8217;autre, celle avec qui il aura ce rapport sexuel violent, est, paradoxalement, la femme qu&#8217;il aura sauvé d&#8217;une noyade au début du film, au moment où son épouse meurt&#8230;)</p>
<p style="text-align:center;"><em><strong>&laquo;&nbsp;Un grand film poignant&nbsp;&raquo;</strong></em></p>
<p style="text-align:justify;">Le seul défaut du film serait peut-être sa longueur. Car en plus d&#8217;un rythme déjà lent, ce qui n&#8217;avantage pas le spectateur, le film est long, un peu moins de deux heures. Un montage plus court, moins dense aurait été apprécié. Mais peut-être qu&#8217;ainsi le long-métrage nous paraît plus réaliste. Comme l&#8217;ont souligné certains médias, si Moretti avait lui-même mis en scène cette histoire, tiré d&#8217;un roman éponyme de Sandro Veronesi, peut-être que <em>Caos Calmo</em> aurait séduit davantage de monde.</p>
<p style="text-align:justify;">Peu importe, il n&#8217;en reste pas moins un grand film poignant.</p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1208" src="http://thomassuinot.files.wordpress.com/2009/06/18997514_w434_h_q80.jpg" alt="" width="434" height="289" /></p>
<p style="text-align:justify;">■ <strong>À propos de cette critique :</strong> Je l&#8217;aime beaucoup ! Ce qui est plutôt rare&#8230; En effet je trouve qu&#8217;elle se lit &laquo;&nbsp;bien&nbsp;&raquo;, qu&#8217;il y a une linéarité claire et agréable, l&#8217;ensemble est &laquo;&nbsp;fluide&nbsp;&raquo;. Tous les éléments sont là : le casting, l&#8217;histoire, les bonnes choses, les moins bonnes, la musique, etc. Je n&#8217;ai pas parlé de la photographie du film car elle reste très basique. Le texte est sensiblement différent que celui déjà en ligne sur <a href="http://boxmovies.20minutes-blogs.fr/archive/2008/12/21/caos-calmo.html" target="_blank"><em>Box(e) movies</em></a>, quelques modifications mineures, pour plus de clarté. Bref un film coup de cœur qui vous bouleverse pas mal après la projection. Je vous invite à lire la critique de Mathieu Stosse, toujours sur <a href="http://boxmovies.20minutes-blogs.fr/archive/2008/12/21/caos-calmo.html" target="_blank"><em>Box(e) movies</em></a>, qui lui n&#8217;a pas aimé du tout, quel homme insensible !</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://suinot.com/cine-acidule/critique-caos-calmo-nanni-moretti-antonello-grimaldi-isabelle-ferrari-sexe/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

